Magic kingdoms, le monde de Galathé

Suivez le chemin de votre destinée sans réveiller le courroux des Dieux (NC -16 ans)
 
AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
~~ PARTENAIRES V.I.P ~~

Partagez | 
 

 Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Léandre de Rosant
Humain/humaine
Humain/humaine
avatar

Messages : 22
Galions : 167
Métier : Souverain
Petit/e Ami/e : 0
Avatar : Aizen Sosuke - Bleach

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Mar 12 Nov - 16:14


    "C'est un pays comme nul autre pareil...

    Enveloppé de la lumière de Protéus, balayé par le souffle ardent de Maât, et nécessitant, plus que tous les autres royaumes, les faveurs de Candara, et pourtant... Celle que l'on célèbre ici est la protectrices des cultures et de l'abondance, alors que tout semble manquer des richesses qui jaillissent de la terre.

    Je te rends grâce, Puissant Ankhor, pour que tu bénisses cette terre aussi pauvre par ses fruits que grandiose dans ses paysages, et que ton humble serviteur foule en ce jour..."


    Je murmure au vent ces quelques mots, en hommage à mon dieu, alors que mon regard découvre la beauté de ces terres lointaines et exotiques.

    Nous sommes dix cavaliers qui venons de passer le Pont fortifié d'Isirys, Mon escorte, mon écuyer, mon serviteur, un des mages du royaume et moi, Léandre de Rosant, souverain de Kazan, venons de faire halte pour mettre pied à terre. Notre délégation ne serait être au complet sans citer les deux purs-sangs blancs, symbole de mon pays, et cadeaux royaux qui m'accompagnent pour l'occasion de cette première entrevue.

    Je suis ici en visite officielle, et je dois rencontrer mon homonyme féminine, la reine d'Isirys. Depuis mon intronisation, elle est la seule régente que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter, et en tant que roi de Kazan, il est de mon devoir de politicien, et chef d'état, de lui présenter mes respectueux hommages. Je suis très à cheval sur les traditions et le respect que je porte à chacun des dirigeants de Galathé, même ceux dont les exploits sont des plus discutables...

    Nous profitons donc de cet arrêt pour faire boire et se reposer nos montures. Nous avons rendez-vous ici, avec la représentante de sa majesté, une certaine Athéa Londubat qui doit nous accueillir et nous guider à travers le pays jusqu'au palais de la cité d'Isreth. Je ne sais pas du tout de quoi elle a l'air, mais je reconnais bien là le caractère principal des femmes : qui qu'elle soit, elle est en retard...

    Les chevaux trépignent à nouveau en sentant l'air du désert non loin de là, et l'odeur des champs irrigués qui fleurissent un peu partout. Le fleuve est sorti de son lit il y a quelques mois, a inondé les sols environnants et s'est retiré en fertilisant la terre. Ca et là, les paysans ont semé leurs grains, et il semblent déjà bien hauts pour ce que j'ai pu entrevoir.

    La chaleur en cette fin de matinée est étouffante. Nous avons chaud sous nos armures, l'acier de nos côtes de maille nous brûle les chairs. Nos heaumes relevés, nous cherchons un peu d'air, et nous peinons à ressentir le moindre souffle ardent. Je ferme les yeux alors que ma garde personnelle se tient juste derrière moi, la main sur le pommeau de leur épée...

    Je me retourne vers mes soldats, les yeux toujours clos, et d'un ton calme je leur exprime mon ordre.

    "Quelque chose approche... Tenez-vous prêts..."





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Althea Londubat
Magicien/Magicienne
Magicien/Magicienne
avatar

Messages : 48
Galions : 145
Métier : Mage Royal d'Isirys

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Jeu 14 Nov - 20:09

J'entrais dans la salle du trône pour la troisième fois de ma vie. Je pourrais vous dire que des souvenirs me viennent de mes deux précédents passages mais c'est faux. Le premier date de ma plus lointaine enfance et je ne m'en rappelle plus trop. La seconde fut très courte car sa Majesté était fatiguée. J'avais attendu longuement d'être présentée à elle, avec angoisse et anxiété, et je pensais donc qu'elle avait du passer un moment épuisant avant de me recevoir et d'accepter mes services, me promettant d'en rediscuter plus longuement une prochaine fois. Une fois entrée dans la pièce, je vins m'incliner devant elle comme il sied à l'humble servante que je suis.

"Althea, le roi du Kazan, Léandre de Rosant, vient me rendre visite. Je te charge d'aller l'accueillir au Pont Fortifié, qui sert de frontière à nos deux nations, où il arrivera bientôt et à le conduire jusqu'ici. Ta vie répondra de la sienne !"

"J'entends et j'obéis. J'en ferais selon votre volonté avec plaisir, votre Majesté."

La formule était un rituel, exprimant par là notre volonté d'accomplir les tâches qu'elle nous donne. J'avais rajouté, derrière, mon opinion plus personnelle : je ne voulais pas la décevoir sur ma toute première mission, Maät m'en soit témoin ! Elle me fit un signe de la main et je sortis comme j'étais venue, sans lui tourner le dos car cela aurait été une offense à son encontre. Seulement une fois la porte franchie et refermée par les gardes, je me retournais et je mis le cap vers ma chambre, afin de récupérer mon balai. Le Pont Fortifié est loin d'être proche et il faut bien une bonne journée à cheval, à travers le désert car il n'existe nulle route, pour y arriver. Personnellement, je mettrais bien deux heures pour ce faire mais je reconnais tricher : je n'use pas d'un cheval. Je fis aussi un tour à la cuisine, prenant une gourde et quelques rations car j'allais être de retour dans quelques jours maintenant.

Balai à la main, je sortie dans la cour sous le regard de gardes et serviteurs, voire de nobles, curieux de voir la mage royale sur le point de balayer, ce que je ne fis pas : j'enfourchais le balais et sous leurs yeux surpris, je décollais. C'était la première fois que je l'utilisais dans le palais et je me demandais quelles seraient les rumeurs sur le sujet qui le parcoureront d'ici mon retour. Je ne m'en souciais pas tellement, en apparence, mais c'était bien de savoir ce genre de chose.

Le trajet fut anodin : il y a peu de danger dans les airs, beaucoup moins qu'au sol, par le grâce de Maät. Je pus toutefois apercevoir quelques margentules courir dans le sable, à la recherche d'un repas, sans qu'eux-même puisse me repérer, vu que je vole à plus de cent mètres du sol. Je finis par arriver en vue du Pont alors que le soleil était haut dans le ciel et je vis quelques personnes attendre de notre côté de la frontière, Je remarquais aussi qu'une tempête de sable approchait et sera bientôt sur le groupe. Je fis un détour pour aller l'observer, sans trop m'approcher non plus. Elle ne me sembla pas importante et sera vite passée mais elle pourrait fortement affaiblir ces voyageurs. Je descendis alors, en piqué rapide, vers les kazaniens, tenant mon chapeau d'une main. Une fois à leur hauteur, posant le pied à terre car ce serait folie que de rester dans les airs alors que la fureur du désert nous arrive dessus, comme pour souhaiter la bienvenue en nos terres à ce monarque étranger.


"Pardonnez mon insolence, majesté, mais je vais vous recommander à vous et à vos hommes de me suivre pour que nous nous réfugions : une tempête approche et il vaut mieux se mettre à couverts avant qu'elle se soit sur nous."

Je m'inclinais, légèrement, devant lui avant de prendre la tête du groupe, ma cape voletant doucement à cause du vent qui entraîne le sable. Tenant fermement mon chapeau, je pris la tête, en marchant, guidant les kazaniens vers plusieurs bâtiment proche, la demeure de fermiers et leurs granges, où les paysans et leurs esclaves se réfugiaient, sentant la tempête approcher. Je fis un signe de main pour qu'on nous attende avant de barricader la porte et, alors que le sable commençait à nous envelopper, nous pûmes entrer, avec les chevaux, dans la plus grande des maisons. Je remerciais le propriétaire des lieux, au nom de la reine, et lui demandait que l'on apporte à boire et à manger à nos hôtes, puis je revins vers celui qui me semblait être le roi, les autres ressemblant plus à des soldats, sauf un qui était mage et un serviteur. Je me ré-inclinais devant lui, légèrement.

"Permettez moi de me présenter. Je suis Althea Londubat, mage royal, chargée de vous escorter jusqu'à sa Majesté, la reine d'Isirys. Je vous pris de vous reposer et de vous mettre à l'aise : la tempête sera passé dans l'heure qui vient et nous pourrons nous mettre en route ensuite. Le voyage durera le restant de cette journée en allant bon train."

Je souris un peu car je devais leur paraître un peu bizarre, avec ma tenue "classique" qui n'avait rien à voir avec celles portés par mes compatriotes, lesquelles comportaient en général moins de tissu, même chez les femmes. La mienne étant faite en soie des Terres du Lotus, je pouvais me permettre de me couvrir un peu plus. Je souris un peu plus en regardant d'un peu plus près leurs tenues : les soldats, des chevaliers kazaniens certainement, en armure de plate rutilante, le mage vêtu d'une tenue similaire à la mienne quoi qu'elle me sembla d'une étoffe plus chaude, mieux adaptée à des températures plus douce qu'ici, et les deux serviteurs. J'enlevais mon chapeau et le posait sur une table, me retenant de secouer les cheveux pour en chasser les grains de sable que j'avais récupérer : je mériterais un bon bain ce soir.

"Votre Altesse me permettrait-elle de lui donner quelques conseils afin que vous et vos hommes puissiez être plus à même d'affronter les rigueurs du désert ?"



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Léandre de Rosant
Humain/humaine
Humain/humaine
avatar

Messages : 22
Galions : 167
Métier : Souverain
Petit/e Ami/e : 0
Avatar : Aizen Sosuke - Bleach

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Jeu 21 Nov - 19:53


    La chaleur nous enveloppe toujours, et même le vent qui se lève doucement ne parvient même pas à rafraichir l'atmosphère. Les longues capes claires qui sont censées nous protéger, virevoltent dans l'alizé du désert, mais les rayons cuisants du soleil nous accablent tant que nos armures semblent peser 2 fois plus que leur poids habituel. A ce moment précis, le climat doux de notre lointaine contrée me manque terriblement... Je m'imagine à l'ombre d'un grand saule, allongé dans l'herbe fraiche juste caressées par la paume de mes mains. Je donnerai beaucoup de choses pour sentir couler l'eau fraiche de nos torrents dans ma gorge desséchée.

    Notre petite troupe est arrivée en territoire isirien et nous attendons, avec une patience mise à rude épreuve par le climat, l'arrivée de notre guide, mage royale et représentante de la reine. Les chevaux s'impatientent eux aussi, et commencent même à devenir nerveux. Même mon fidèle Castro (je sais c'était facile), d'habitude si calme quand je le monte, montre des signes d'agacement : son sabot martèle la poussière et le sable, ses naseaux levés vers le ciel reniflent l'air avec énervement, et j'ai bien du mal à le tenir en place... Je le connais assez bien pour savoir que ça n'annonce rien de bon...

    C'est avec un certain soulagement, que j'aperçois enfin une silhouette fantomatique nous survoler avant de se poser devant nous. Je me retourne et vois dans les yeux des hommes et des animaux que l'arrivée de notre guide leur a été effrayante. Et quelques uns de ma garde ont même tiré leurs épées de leurs fourreaux. Je les calme d'un signe de main levée vers le haut.

    "Rengainez vos armes messieurs ! Il s'agit de notre émissaire ! C'est une magicienne..."

    Je n'ai pas le temps de vraiment la détailler qu'elle met pied à terre de ce qui ressemble à un vulgaire balai. Et je dois bien admettre que je ne m'attendais pas à ce genre "monture". Il y a décidément en notre monde des magies bien étranges !

    A peine au sol, la très jeune femme exécute une rapide courbette qui me fait lever un sourcil réprobateur : pour une représentante de la reine de ce pays, je ne la trouve pas très protocolaire... Mais le motif de cette entrée en matière bâclée m'est expliqué juste après.

    "Une tempête de sable dites-vous ? Notre sécurité semble donc tenir entre vos mains... Nous sommes vos obligés..."

    C'est donc cela que nos chevaux ont flairé ! Je flatte l'encolure de Castro avant de me hisser sur la selle. Et nous suivons donc notre guide jusqu'à quelques fermes où la jeune nous trouve rapidement un abri. Les maison ici sont recouvertes de terre et d'argile, sûrement le meilleur isolant pour bloquer la chaleur et les vents qui soulèvent les dunes.

    Nos hôtes semblent aussi pauvres que les paysans des fermes reculées de Kazan. Et l'on voit bien sur le visage des habitants qu'ils sont forcés d'obéir à la jeune mage. Qu'à cela ne tienne, ils seront récompensées de pièces d'or.

    Notre guide finit par se présenter plus conventionnellement en s'inclinant à nouveau devant moi, et nous trouvons à nous assoir autour d'une table. Ronan le Sage [HJ : le mage qui m'accompagne] s'assied à ma droite. L'écuyer s'occupe de nos bêtes et le reste de mes hommes se placent un peu où ils trouvent une place pour se reposer.

    "Je vous salue Grande Mage, et vous remercie déjà de nous accompagner jusqu'à votre cité. J'ai hâte de rencontrer enfin votre reine. Et j'espère que le reste de notre voyage se déroulera sans encombre. Je ne tolèrerai pas de me montrer en retard à ma présentation officielle, et faire attendre votre souveraine. Je vous présente également Ronan le Sage, mage à mon service depuis de nombreuses années, qui endosse également le poste de conseiller dans mes déplacement officiels."

    Celui-ci fit un léger mouvement de tête à l'adresse de la jeune femme. Et je sens dans son regard qu'il jauge les capacités magiques d'Althéa. il ne faudrait pas grand chose pour qu'il ne propose de mesurer ses pouvoirs avec les siens... Un soupir s'échappe de ma gorge et je me retourne vers les habitants dont certains n'osent même pas s'approcher de nous. En voyant la misère qui les frappent, je ne peux décemment pas acceptés de vivres, et pose mon regard reconnaissant sur la plus âgée des femmes, qui s'en va d'un pas trainant vers leur maigre garde-manger.

    "Nous vous remercions pour votre aide, et ne vous dérangerons que le temps que durera cette tempête. Si elle ne doit durer qu'une heure, nous ne prendrons qu'un peu d'eau pour nos chevaux et nos gorges desséchées..." Je me retournai à nouveau vers Althéa et plongeait dans son regard. "Il serait bon en effet de nous permettre de voyager dans de meilleures conditions... Y compris pour nos chevaux dont les sabots craignent le sable... Peut-être pourriez vous aussi me donner quelques conseils sur les coûtumes qui régissent votre pays. En matière de protocole par exemple..."

    J'insiste avec un léger sourire, tout simplement parce que son arrivée en a manqué totalement, et que son entrée en matière me concernant m'a paru plus que sommaire. Je fais signe à l'un de mes hommes qui vient dérouler une carte de cette contrée sur la table, alors que des coupes d'eau fraiche nous sont servies. Je ne connais pas vraiment la région, mais il me semble que notre voyage sera un peu plus long que ce qu'Althéa nous annonce.

    "Je ne mets pas en doute vos compétences, Mage, mais... Si mes indications sont exactes, nous sommes bien à proximité de cette zone-ci ?" Je montre un point juste à la sortie de du Pont d'Isirys. "Je pense avoir une idée précise de la distance qu'il nous reste à parcourir, et vous dites que nous mettrons la fin de la journée à gagner la cité ? N'espérez pas nous faire trop forcer l'allure, notre route a été longue déjà ! Et je ne veux pas non plus présenter mes hommages à votre reine, avec la fatigue visible sur le visage ! Nous n'avons pas de balai qui nous porte dans les airs !"





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Althea Londubat
Magicien/Magicienne
Magicien/Magicienne
avatar

Messages : 48
Galions : 145
Métier : Mage Royal d'Isirys

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Lun 2 Déc - 0:19

Il est visible que mon arrivée en surprit plus d'un. En effet, plusieurs des vaillants soldats kazaniens avaient sorti leurs armes à ma vue, alors que si j'avais eu des intentions belliqueuses, je n'aurais pas eu besoin de m'approcher autant. Toutefois, je ne le pris pas mal : ils devaient protéger leur roi après tout et je n'allais pas le leur reprocher.

"Une tempête de sable dites-vous ? Notre sécurité semble donc tenir entre vos mains... Nous sommes vos obligés..."

Que de grands mots pour dire "merci, nous vous suivons". Le roi Léandre est digne des chevaliers de ses terres, aimant à parler et à faire de grandes phrases. C'est toutefois moins que la pesante diplomatie des Terres du Lotus où il faut réellement faire attention à ce que l'on dit et à ce que l'on entend. Toutefois, j'étais un peu trop occupée à les conduire à une ferme proche où nous pourrions tous nous réfugier, montures comprises. A l'intérieur, leur organisation me permit de comprendre le rôle de chacun : l'un des non-guerriers devait être l'écuyer du roi car il s'occupait des chevaux pendant que les autres se reposaient où il pouvait. Enfin, sauf le second non-guerrier qui s'assied à la droite du roi : il devait donc être l'un de ses conseillers.

"Permettez moi de me présenter. Je suis Althea Londubat, mage royal, chargée de vous escorter jusqu'à sa Majesté, la reine d'Isirys. Je vous pris de vous reposer et de vous mettre à l'aise : la tempête sera passé dans l'heure qui vient et nous pourrons nous mettre en route ensuite. Le voyage durera le restant de cette journée en allant bon train."

"Je vous salue Grande Mage, et vous remercie déjà de nous accompagner jusqu'à votre cité. J'ai hâte de rencontrer enfin votre reine. Et j'espère que le reste de notre voyage se déroulera sans encombre. Je ne tolèrerai pas de me montrer en retard à ma présentation officielle, et faire attendre votre souveraine. Je vous présente également Ronan le Sage, mage à mon service depuis de nombreuses années, qui endosse également le poste de conseiller dans mes déplacement officiels."

Ainsi donc, son conseiller qui inclina la tête vers moi était mon égal à sa cour. J'avais entendu parler de lui car dans notre cercle il faisait parti de ceux dont on parle le plus. Je le connaissais d'autant plus qu'il me revint en mémoire l'avoir déjà rencontré, il y a quelques années, alors que je voyageais avec Aldréa : il l'avait défié dans un combat magique, sans savoir qui il affrontait et mon mentor l'avait, bien sur, vaincu mais sans dévoiler toutes ses capacités. C'était, bien sur, avant qu'il ne devienne mage royal. Nul doute que lui ne m'avait pas reconnu aujourd'hui : j'étais loin de ressembler à la jeune fille de quatorze ans.

"Je suis enchantée de rencontrer le célèbre Ronan le Sage, dont on m'a déjà vanté les pouvoirs. Je peux déjà vous assurer Altesse que, hormis une tempête de sable, je suis en mesure de pouvoir vous éviter tous les dangers qui pourraient se présenter sur notre route."

Nulle fanfaronnade dans ma voix : je ne faisais qu'exprimer une certitude, confirmée par ailleurs par la présence mon balais. Je pouvais voir et ainsi éviter les traquenards ou animaux bien en avance, servant d'éclaireur sans perdre de vue ceux que je devais escorter. Et si la menace ne peut être évité, comme des margentules : hop, quelques éclairs les élimineraient ou les affaibliraient assez pour les vaincre sans soucis. JE m'assied en face du roi, maintenant que tous, sauf l'écuyer, étaient installés.

"Nous vous remercions pour votre aide, et ne vous dérangerons que le temps que durera cette tempête. Si elle ne doit durer qu'une heure, nous ne prendrons qu'un peu d'eau pour nos chevaux et nos gorges desséchées..." Dit-il à la maîtresse des lieux, une vieille femme qui n'osait approcher pour nous servir. Puis il se retourna vers moi.|/i] "Il serait bon en effet de nous permettre de voyager dans de meilleures conditions... Y compris pour nos chevaux dont les sabots craignent le sable... Peut-être pourriez vous aussi me donner quelques conseils sur les coûtumes qui régissent votre pays. En matière de protocole par exemple..."

Et voilà, je m'en doutait : Kazan et le protocole... Bon, en même temps ce n'était pas les Terres du Lotus. Je savais, et la reine aussi, que ce n'était pas mon point fort mais un mage royal ne le devient pas en faisant des courbettes. S'il voulait se plaindre, qu'il le fasse, je doutais d'être renvoyée pour si peu. Un de ses hommes vint et déroula une carte alors qu'on nous servait un pichet d'eau et des verres fait en terre cuite. Je hochais la tête pour remercier la femme qui venait de poser tout cela et sorti ma bourse, la lui mettant dans la main et lui souriant, lui faisant comprendre qu'elle pouvait la garder. Elle s'inclina et s'en alla l'ouvrir avec les siens, je revins au roi. J'oubliais déjà l'argent que je venais de donner aux braves mais pauvres gens qui nous avaient recueilli : ce genre de geste était normal pour moi et ils méritaient chaque des pièces que contenait ma bourse, y compris celles en or.

"Je ne mets pas en doute vos compétences, Mage, mais... Si mes indications sont exactes, nous sommes bien à proximité de cette zone-ci ?" Dit-il en montrant un point juste à la sortie de du Pont d'Isirys. "Je pense avoir une idée précise de la distance qu'il nous reste à parcourir, et vous dites que nous mettrons la fin de la journée à gagner la cité ? N'espérez pas nous faire trop forcer l'allure, notre route a été longue déjà ! Et je ne veux pas non plus présenter mes hommages à votre reine, avec la fatigue visible sur le visage ! Nous n'avons pas de balai qui nous porte dans les airs !"

Je souris un peu gênée tout de même par ce rappel. J'aurais cru qu'ils attendaient depuis plus longtemps que cela au Pont et y serait arrivé la veille, en tout cas c'est ce que j'aurais fait moi. Bon, au moins leurs montures pourront se reposer un peu avant de reprendre la route. Je réfléchis tout en regardant la carte même si en fait je n'en avais pas besoin.

"Et bien, votre Altesse, si vous désirez voyager plus paisiblement, il est possible d'arriver à la capitale en fin de matinée, ce qui vous permettra de vous reposer pendant l'heure de la sieste et de vous présenter rafraîchi à ma Reine. Sa majesté comprendra parfaitement les raisons du temps mit pour faire le voyage et ne vous en voudra pas si d'aventure nous sommes en retard. Elle-même connait les aléas d'un tel trajet."

J'avais attendu qu'il se serve à boire pour faire de même. Comme il l'avait dit, il était le roi et donc avait priorité pour satisfaire sa soif. Je bus tranquillement, mon chapeau sur mon balais, lequel était posé à côté de moi, contre la table. Je souris un peu car on aurait pu croire que j'avais quelqu'un à mes côtés, ce qui en moi était un peu cela : ce balai me rappelait Aldréa et il me donnait la force dont, parfois, j'avais besoin pour aller de l'avant.

"La route que je compte vous faire prendre nous fera suivre le fleuve et sera donc peu sablonneux, si proche que nous sommes de la décrue. Concernant vos hommes et votre Altesse, je vous conseillerais d'enlever vos armures. Vous trouverez le voyage moins accablant sans et ne pensez pas choquer qui que ce soit : nos propres soldats ne portent de tels protections que sur les champs de bataille."

Tout en disant cela, je me demandais si j'allais à l'encontre du protocole kazanien. J'avais toujours vu les chevaliers de ce royaume portant fièrement une lourde armure qui, souvent, devait peser plus que moi. Pourtant, c'était une simple question de bon sens : par nos chaleurs, un tel poids de métal devait donner encore plus chaud. Je soupirais doucement en reposant mon verre vide : j'attendrais le soir pour reboire.

"Je vous conseillerais aussi, si vous avez soif pendant le trajet, de mettre un petit cailloux sous la langue. Cela apaise cette sensation et évitera d'épuiser vos réserves d'eau. Je déconseille aussi de boire l'eau de la rivière : les crocodiles sont assez agressifs en cette saison et ils ont vite fait de se saisir d'un homme et de le noyer, fut-il aussi fort et vaillant que votre Altesse."



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Léandre de Rosant
Humain/humaine
Humain/humaine
avatar

Messages : 22
Galions : 167
Métier : Souverain
Petit/e Ami/e : 0
Avatar : Aizen Sosuke - Bleach

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Mer 15 Jan - 20:16

    L'approche de cette tempête met ma patience à rude épreuve, outre le retard qu'elle va causer à notre progression, elle accentue la fatigue de notre troupe, déjà bien ébranlée par la longue route qui nous a mené jusqu'ici. Nous n'avons pas eu d'autre choix que de faire une halte dans une ferme miséreuse, pratiquement à la sortie du pont. Mes hommes trouvent un repos sommaire sur des bancs de fortune, ou à même le sol. Dans toute cette invasion involontaire, ce sont nos chevaux qui s'accommodent le mieux à notre pause forcée. L'écuyer est déjà occupé à leur fournir eau et foin qu'ils ingurgitent avec appétit, en s'ébrouant d'aise.

    La tempête est levée, et le souffle du vent mêlé au sable du désert nous oblige à parler un peu plus fort, pour couvrir le vacarme du fléau qui s'abat sur les murs et le toit de la maison.

    La jeune mage nous donne quelques conseils très avisés pour mieux continuer notre chemin. Elle a aussi compris que nous ne pouvons pas demander à nos destriers de galoper à vive allure dans ce sable qu'ils n'ont pas l'habitude de fouler, même si leurs entrainement les conduisent parfois sur les plages de Kazan. Nous avons déjà 3 jours de voyage derrière nous, et nous ne pouvons les faire galoper à vive allure jusque demain. Je sais également que de nombreuses espèces animales attendent la nuit pour sortir de leur trou, aux heures les moins chaudes de la journée.

    "Je ne mets pas en cause votre efficacité Mage Royal, et je compte sur vous pour installer le bivouac dans le lieu le plus approprié à assurer notre sécurité." Je désigne les deux purs-sangs immaculés d'un hochement de tête. "Comme vous l'avez peut-être deviné, nous n'arrivons pas les mains vides. Ces deux chevaux sortent de l'élevage royal, ils sont le symbole de notre royaume, et je tiens particulièrement à ce qu'ils arrivent entiers dans les écuries d'Isreth."

    Je me garde bien d'en ajouter d'avantage, mais il n'ait pas besoin d'avoir un oeil d'expert, pour se rendre compte que la jument et l'étalon ont le sang chaud, et que leur nervosité naturelle peut rendre plus difficile notre voyage. La vieille femme est arrivée avec de l'eau fraiche et des bols. Je la remercie poliment au nom de notre compagnie. Malgré le protocole et mon rang, je ne suis pas de ceux qui pensent que tout leur est du, et je sais récompenser les bonnes volontés. L'eau nous fait un bien fou, et je ne peux m'empêcher de mesurer l'importance de ce qu'elle représente dans ce pays désertique.

    Mon attention revient sur la jeune femme et ses explications. Elle parait si jeune que j'ai beaucoup de mal à me faire à l'idée qu'elle fait partie du même monde que le conseiller à ma gauche. J'approuve certaines de ses paroles d'un simple hochement de tête, mais revient sur un autre point : nous ne pouvons pas nous défaire de nos armures, même si leur poids nous ralentit.

    "Croyez bien que j'adorerai donner cet ordre à mes hommes, malheureusement il est de notre devoir de voyager avec nos armures. D'une part parce que les retirer nous obligerait à les arnacher à nos chevaux, ce qui ne règlerait pas le problème. Et d'autre part, parce qu'elles sont notre identité militaire et que, même si nous en défaire était possible, ma garde préférerait griller en enfer que de monter en civil."

    Je parle en leur nom, mais sais très bien que c'est l'évidence même, d'ailleurs j'entends s'élever le murmure de leur approbation derrière moi. Il me semble à cet instant précis, que le vent souffle moins fort, et je me tourne vers la porte avec inquiétude et une certaine impatience. La tempête va t-elle enfin nous laisser en paix ? Je vois que la chevelure blonde en face de moi, a fait exactement le même mouvement, et c'est là que sa différence physique avec nos hôtes me frappent le plus. Si nous devons encore rester ici, autant faire plus ample connaissance.

    "Pardonnez ma curiosité mais... Je ne pense pas me tromper énormément en remarquant que vous ne semblez pas bénéficier des même attributs que les Isiriens... De quelle contrée venez-vous ? Comment en êtes-vous arrivée à offrir vos services à votre reine ?"





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Althea Londubat
Magicien/Magicienne
Magicien/Magicienne
avatar

Messages : 48
Galions : 145
Métier : Mage Royal d'Isirys

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Sam 25 Jan - 19:45

"Je ne mets pas en cause votre efficacité Mage Royal, et je compte sur vous pour installer le bivouac dans le lieu le plus approprié à assurer notre sécurité. Comme vous l'avez peut-être deviné, nous n'arrivons pas les mains vides. Ces deux chevaux sortent de l'élevage royal, ils sont le symbole de notre royaume, et je tiens particulièrement à ce qu'ils arrivent entiers dans les écuries d'Isreth."

Je jetais un oeil rapide sur les deux montures qu'il indiquait, les seules sans cavalier ni selle. J'avais une expérience de ces animaux, pas aussi grande qu'un chevalier ou du roi mais assez bonne pour repérer des montures de qualités, quoiqu'un peu farouche. Je n'aurais pas aimé les chevaucher, personnellement je préfère les chevaux calmes. Je ne répondis pas au roi, que pouvais-je répondre à cela de toute manière, et je me contentais de hocher la tête pour approuver ses dires.

Nous fûmes alors servit et je pris un peu d'eau qu'on nous offrait. L'hospitalité n'est pas une chose anodine chez nous mais importante : ne pas en profiter est une insulte. Le roi et ses hommes furent aussi très content de goûter à notre ressource la plus précieuse, ce liquide incolore appelé eau. Je notais toutefois que le roi semblait assez incrédule, même s'il ne le montrait pas, de mon métier. Peut-être me jugeait-il trop fantasque pour être une mage ? En attendant, je notais aussi que son conseiller en sciences occultes désirait toujours me défier, ne me quittant pas du regard avec aplomb et assure... et presque dédain.


"Croyez bien que j'adorerai donner cet ordre à mes hommes" répondit le roi quand je lui conseillais de retirer leurs armures pour la suite du trajet ", malheureusement il est de notre devoir de voyager avec nos armures. D'une part parce que les retirer nous obligerait à les arnacher à nos chevaux, ce qui ne règlerait pas le problème. Et d'autre part, parce qu'elles sont notre identité militaire et que, même si nous en défaire était possible, ma garde préférerait griller en enfer que de monter en civil."

Je ne pus m'empêcher de faire un sourire ironique en l'entendant finir sa réplique et je secouais négativement la tête. Il n'avait pas compris la raison de ma requête, et ses hommes non plus d'ailleurs vu leur réaction bien audible, et je repris la parole afin de lui expliquer plus clairement.

"Comme il en plaira à votre Altesse. Toutefois, vous vous méprenez sur la raison de mon conseil. Je n'estime pas que vos armures nous ralentiront toutefois si vous avez trouvez la chaleur étouffante depuis l'entrée dans notre jardin de sable, sachez que cela va empirer au fur et à mesure que nous approcherons de la capitale. Je laisse le soin à votre Altesse de décider si elle préfère voyager sans armure ou de griller comme en enfer."

J'espérais qu'il ne prendrait pas mal ma petite pique. Par contre, son mage royal fut, il me semble, jubilait. Je crois que, finalement, je n'aurais pas du la faire : si son roi s'estimait offenser, il pourrait me défier pour venger l'honneur royal, un fois arrivé à destination, et je n'aurais d'autre choix que d'accepter ! Moi qui détestait ce genre de confrontation .... Je fis un petit soupire et je finis ma petite tasse d'eau en laissant le roi réfléchir plus sérieusement à mes conseils. Je ne voudrais pas devoir m'arrêter plus tôt que je ne le voudrais ce soir.

Je remarquais alors un léger changement dans l'air et instinctivement, je tournais la tête vers la fenêtre fermée. Bien, il semblait que la tempête approche de son terme. D'ici un bon quart d'heure, nous pourrons reprendre la route. Hum, je devrais le leur signaler plus tôt, le temps qu'ils se préparent, re-harnachent leurs montures.


"Pardonnez ma curiosité mais... Je ne pense pas me tromper énormément en remarquant que vous ne semblez pas bénéficier des même attributs que les Isiriens... De quelle contrée venez-vous ? Comment en êtes-vous arrivée à offrir vos services à votre reine ?"

Je retournais mon regard vers le roi en l'entendant poser une question aussi personnelle. Elle ne me surprit pas tellement et je sentais la curiosité de toute sa suite se joindre à la sienne.

"Ce n'est nullement un secret sire. Ma mère n'était pas native du royaume et j'ai plus hérité d'elle que de mon père, un vaillant soldat isiryen. De plus, j'ai accompagné depuis ma plus jeune enfance ma maîtresse et mentor dans ses voyages. Je reconnais aussi que ma garde-robe est fortement influencée par celle qui m'a enseigné l'art de la magie, Dame Aldréa."

Je retins un léger ricanement, qui aurait été fort mal placé, en voyant le mage Kazanien manquer de s'étouffer en entendant ce nom. Le roi, je n'en doutais pas, n'avait pu manquer de voir une lueur de satisfaction dans mon regard et, je ne doutais pas non plus, il interrogera surement son conseiller pour en savoir plus, s'il ne connaissait pas déjà la réputation de ma maîtresse. Je me levais toutefois doucement avant qu'on ne puisse me poser plus de question.

"La tempête est en train de s'apaiser, votre Altesse. Je vais aller voir dehors ce qu'il en est exactement. Pourriez vous dire à vos hommes de se préparer ? Nous devrions pouvoir nous mettre en route à mon retour, d'ici quelques minutes."

Je m'inclinais devant lui et je pris mon balai. Puis je me fis ouvrir la porte, ce qui fit entrer un peu de sable à l'intérieur. Le vent était faiblissant quand je sortis en tenant mon chapeau de ma main libre. Je soupirais mais de toute façon c'était trop tard : j'avais du sable partout et je détestais cela. Un autre raison de préférer voyager à dos de balais qu'à dos de sable n'est-ce pas ? Je fis une prière à Maät, déesse du savoir et du vent, à haute voix, mais sans crier non plus, afin qu'elle puisse m'entendre.

"Nous te remercions, déesse, d'avoir montrer ta grandeur et nous avoir rappelé notre petitesse devant ta puissante et celle de tes frères et soeurs. Nous te remercions d'avoir épargné cette humble demeure et te rendons grâce."

C'était peut-être un peu exagéré, je ne le sais, mais les prêtres nous encouragent à faire ce genre de prière quand on se retrouve face à une tempête de sable. Personnellement, je n'ai encore jamais réellement vu un dieu à l'oeuvre mais qui sait au final quand on croise un exemple de leur puissance ? Et puis, après tout, Maät n'en semble jamais vexée et ne m'a jamais foudroyé alors....

J'attendis un peu, quelques minutes, à regarder la tempête s'effacer au loin, les vents se calmant assez pour que je laisse mon chapeau sans protection. Je revins à la porte, la frappant doucement. Quand elle fut ouverte, du sable voletait encore dans l'air toujours aussi chaud et sec, peut-être un peu moins pour le moment.


"Il est temps de reprendre la route."

Puis, je les laissais découvrir les conséquences d'une tempête : tout était recouvert de sable, sous la rivière. Les champs étaient encore visible grâce aux tiges du blé qui sortaient de la mince couche de sable, que les paysans allaient maintenant s'efforcer de faire disparaître. Je respectais énormément les paysans, sachant combien leur travail était dur et pénible, et avant de partir, je remerciais encore une fois nos hôtes pour leur hospitalité, m'inclinant devant eux comme je l'avais fais devant le roi. Puis, nous reprîmes notre route, moi sur un balai, eux sur de fiers destriers.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Léandre de Rosant
Humain/humaine
Humain/humaine
avatar

Messages : 22
Galions : 167
Métier : Souverain
Petit/e Ami/e : 0
Avatar : Aizen Sosuke - Bleach

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Dim 11 Mai - 16:25

    Le sort ne nous est pas toujours favorable, et ce jour nous a réservé une bien mauvaise surprise : voilà plusieurs heures que nous sommes bloqués dans une ferme, au milieu d'une tempête de sable qui nous empêche de rejoindre la capitale isirienne. Heureusement, la monarque de cette contrée nous a envoyé une émissaire, une guide des plus inattendue, puisqu'il s'agit d'une de ses mages personnelles. La jeune femme nous a rejoint juste à temps pour nous amener jusqu'à un abri modeste, mais qui a l'avantage de nous fournir aussi en eau.

    Je ne saurai dire si notre intrusion est la bienvenue, mais les braves paysans chez qui nous nous sommes réfugiés nous sont d'un grand réconfort. Dans ce genre de situation, l'on se contente de peu de choses pour se reposer et se rafraîchir. Au bruit qui s'estompe, je comprends que le vent mêlé de sable se clame, ou s'éloigne. Cela signe également la fin proche de notre halte. Je donne alors l'ordre à mes hommes de se préparer, et de rassembler leurs affaires.

    "Damoiselle Londubat a raison, nous devrions peut-être alléger notre armure de quelques pièces pour ne pas étouffer durant le trajet qu'il nous reste." Je lui adresse un léger signe de tête pour lui démontrer que tout roi que je suis, je ne suis pas fermé aux critiques constructives, et que ses conseils sont appréciés. "Après tout, vous êtes plus habituée à ce climat extrême, que le sommes."

    Hommes et bêtes se redressent et se remettent en branle. Ma garde, aidée de mon écuyer et de mon serviteur, harnachent les heaumes et les plastrons flamboyants à la selle des chevaux à l'aide de sangles de cuir bien solides. Nous optons pour un couvre-chefs semblables a ceux de nos hôtes, de larges bandes d'étoffe dont nous nous couvrons la tête et une partie du visage.

    La jeune mage continue de me parler, répondant à mes questions, évoquant son apprentissage avec sa préceptrice magique. A l'annonce de son nom, je sens mon mage hésiter : se peut-il qu'ils se connaissent ? Ce nom, même s'il m'a déjà été évoqué, ne m'inspire aucun souvenir particulier. Cette Dame Aldréa n'a pas du séjourner sur les terres kazaniennes...

    C'est le moment que choisi la tempête pour stopper sa colère définitivement, et j'entends la jeune isirienne marmonner quelques prières à l'adresse de la déesse. Je prends une minute pour me joindre à sa prière et demande la bénédiction d'Ankhor pour qu'il éloigne les autres catastrophes qui pourraient encore nous toucher pendant le voyage.

    Nous prenons congés de nos hôtes assez rapidement, et je suis aussitôt envahit de cette chaleur suffocante du désert. A l'instar de notre guide, nous rabattons un pan de l'étoffe sur notre nez, et notre respiration semble immédiatement moins brûlante. Remettant pied à l'étrier, notre troupe reprend son chemin vers la belle cité du désert. Les pas de nos chevaux sont un peu moins assurés sur le sable que sur la terre ferme, nos chevaux doivent prendre un autre rythme de marche pour moins se fatiguer. Habitués à toutes sortes de terrains, il leur faut encore une bonne heure pour moins lutter contre le sable fuyant des dunes.

    Le panorama du désert est aussi spectaculaire que rébarbatif. Nous avançons durant de longues heurs sans avoir l'impression de réellement avancer. Aucun point de repère auquel accrocher nos regards. Des dunes, encore des dunes, toujours des dunes... Mon esprit s'échappe un instant vers les vertes prairies de Kazan. A cet instant précis, la douceur de la bise caressant les blés encore verts me manque terriblement...

    J'alpague notre guide qui nous survole tranquillement.

    "Damoiselle Londubat ? Combien nous faudra t-il encore de temps pour rejoindre les remparts d'Isreth d'après vous ?"

    Je lève mon regard interrogatif pour la voir se rapprocher à notre hauteur. Je ne saurai même pas dire combien de distance nous avons pu parcourir.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Althea Londubat
Magicien/Magicienne
Magicien/Magicienne
avatar

Messages : 48
Galions : 145
Métier : Mage Royal d'Isirys

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Lun 16 Juin - 19:52

Le roi finit par écouter la voix de la raison et ordonne à ses hommes d'alléger leurs armures. Ah la fierté des chevaliers ! Mais bon, c'est leur droit d'aimer à cuire sous le métal de leur tenue après tout. Qui sait si demain ils n'en enlèveront pas plus ? Enfin, la tempête se calme et nous pouvons reprendre la route, non sans une prière à nos dieux respectifs afin qu'il se déroule sans incident.

Il m'apparu vite que leurs montures n'étaient pas très à l'aise mais qu'elles s'adaptent vite à ce sol différent. Je les faisais, bien sur, marcher sur le sommet des dunes, car il est dangereux de marcher entre, en fait. Cela faisait que nous nous déplacions sans aucun abri, sous la lumière du soleil mais que nous avions aussi un grand champs de vision. Je pouvais donc apercevoir aisément les dangers qui pouvaient nous attendre. Ainsi, par moment, je montais plus haut avant de revenir à la hauteur de la compagnie que je guidais à travers la première défense de notre royaume : le désert.


"Damoiselle Londubat ? Combien nous faudra t-il encore de temps pour rejoindre les remparts d'Isreth d'après vous ?"

Je descendis à la hauteur du roi, me plaçant de manière à ce que ni lui ni moi n'ayons à lever ou baisser la tête pour nous parler. Je me tournais vers lui en souriant, laissant mon balai prendre les rênes.

"Et bien, si nous continuons ainsi, nous arriverons à Isreth demain, en fin de journée."

Il devait comprendre qu'un voyage soit long car son propre royaume de verdure étant grand et l'on pouvait voyager une journée entière, voir deux, sans voir la moindre demeure. Enfin, eux ne pouvaient comprendre la beauté de cette mer de sable. Au moins en découvriront-ils la grandeur.

"Nous devrions arriver, d'ici une à deux heures, à un oasis où nous passeront la nuit, messire."

Le voyage continua ainsi, moi en éclaireur, les autres à cheval. De temps à autre, je répondais ou discutais avec le roi kazanien. A mes yeux, le trajet était lent mais calme et apaisant. Nous n'avons eu aucun soucis, si ce n'est un petit vent chaud en fin de journée. Nous arrivâmes à l'oasis peu avant le coucher du soleil. Il y avait un éleveur, et ses assistants-gardes ainsi que ses moutons, qui occupait tout l'espace. Je négociais avec lui, afin qu'il nous laisse un côté de l'endroit. Je revins auprès du roi et je le conduisis, lui et sa suite, à l'endroit convenu.

Nous étions près de l'eau et il y avait de l'herbe pour les montures. Le soleil prenait sa couleur orangée à l'horizon. Les chevaliers montaient leur tente et moi je posais ma couverture dans un coin, près du feu. Je venais de la louer au berger, pour une somme modique. Je vins prêt du roi.


"La nuit va être froide, j'espère que vos hommes ont pensé à prendre des vêtements chauds."

J'étais un peu amusée car les gens, en venant dans le désert, ne se préparait généralement qu'à affronter la chaleur. Hors, la nuit était bien froide dans le désert, très même. C'était le danger le plus vicieux du désert. C'est pour cela que j'aimais mon balai : je pouvais l'éviter.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Léandre de Rosant
Humain/humaine
Humain/humaine
avatar

Messages : 22
Galions : 167
Métier : Souverain
Petit/e Ami/e : 0
Avatar : Aizen Sosuke - Bleach

Feuille de personnage
Pouvoirs magiques:
Dons de nature:
Objet | Pouvoir personnel:

MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   Mar 6 Jan - 16:04


Nous voici donc dans l'enfer du désert qui nous semble sans fin. Les dunes s'enchaînent et se ressemblent toutes. Sitôt que nous venons d'en passer une, les pas de nos chevaux en foulent un nouvelle, toujours plus longue et plus grande que celles qui l'ont précédé. Malgré le fait que nous nous sommes allégés de nos armures, la chaleur est toujours aussi cuisante. Chaque pas demande un peu plus d'effort aux chevaux comme aux hommes.

Plus haut au-dessus de nos têtes, la jeune magicienne profite de l'air plus frais que le vent de l'altitude lui apporte, je ne peux pas m'empêcher de l'envier à cet instant précis. Je donnerai n'importe quoi pour avoir un balai comme le sien, et cela même si je suis sûr de paraître grotesque à me promener dans les airs. Cela a l'air si naturel pour elle ! Je sens presque le souffle de son engin parvenir jusqu'à moi. A ma question elle répond en venant à ma hauteur. Mais sa réponse n'est pas vraiment celle que j'escomptais.

"Encore une journée entière ? Je ne pensais pas que nous ayons pris autant de retard... Il faut dire que nos chevaux sont plus familiers des vertes prairies que ce sable, même s'ils nous essayons de les habituer à toutes sortes de terrains."

Elle annonce le bivouac possible dans une oasis et je me sens tout à coup soulagé : le calvaire de cette journée va prendre fin.. Et nous allons pouvoir faire reposer nos montures. Je ne suis pas coutumier de ce climat mais j'espère bien y trouver aussi un point d'eau fraiche. Le voyage se poursuit ainsi, le temps m'échappe totalement dans ce décor sans âme, et il me vient des pensées bien nostalgiques. Notre terre me parait bien loin, et j'ai l'impression d'être parti depuis de longs mois.

Seul le soleil qui décroit me donne un semblant de repère. Quand nous atteignons enfin le trou de verdure, la nuit commence à tomber, et avec elle, les températures. Les bêtes et les cavaliers sont épuisés et ne cachent pas leur contentement quand nous mettons enfin pieds à terre. Après quelques étirements, le campement se monte dans la fraicheur de la nuit qui s'installe. En bon chef de guerre je donne mes ordres.

"Nos couvertures nous serons bien utiles, et les tentes nous protégerons du vent... Disposez les en cercle... Faites un grand feu, et attachez les chevaux sous ces arbres !... "

L'intendant qui nous accompagne est déjà en train de s'affairer à la confection d'un repas frugal aux vue des circonstances, mais les galettes de pain qu'il prépare et garnit de viandes séchées et de légumes juste grillés sur la braise embaume l'air, faisant naître en nos ventres la fin d'une meute de loups.

La nuit s'emplit de la lumière du feu, et la chute de température brutale nous fait monter des claquements de dents. Nos chevaux tressaillent et les hommes leur distribuent eau et nourriture en quantité, Nous les recouvrons de leur couverture de selle pour les réchauffer. Une fois les bêtes installées, nous nous octroyons le droit de nous reposer. Chacun trouve sa place autour du feu, et c'est tout naturellement que j'invite la jeune femme à me rejoindre.
L'intendant attend que nous soyons tous assis pour servir le légume fumants et la viande de boeuf marinées, servi sur de grosses galettes épaisses qui servent aussi de plat.

"J'espère que vous la suite de voyage se passera aussi tranquillement, en ne comptant pas la tempête de sable... Ne connaissant pas les coutumes de ce royaume, j'aimerai ne pas commettre d'impairs en me présentant devant votre reine. Je compte sur vous pour m'expliquer quelques règles de protocole : Comment l'appeler ? A quel moment lui offre t-on les cadeaux ? Comment la saluer ? Doit-on se présenter à l'heure convenue ? Comment amener la discussion vers les problèmes politiques et économiques, proposer des accords commerciaux ?... Enfin , vous voyez de quoi je veux parler ?"

Je clôture ma tirade en portant ma coupe d'eau à la bouche... Un délice tant ma gorge semble avoir été irritée par le vent sableux du désert...





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Par la grâce d'Ankhor, je foule le sable d'Isirys [PV : A.Londubat]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Obama devant une foule de 100.000 personnes dans le Missouri
» Tu es le seul que je vois, au milieu de la foule, foule je n'attends que toi...[Pv Shanty.]
» Tant de blessures à panser…
» ATTENTION A LA RATIFICATION DE BOB MANUEL !!!!!!!!
» The Miz Vs Big Show

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Magic kingdoms, le monde de Galathé :: ZONE RPG ~ Les onze Territoires :: Royaume d'Isirys :: Terres arides :: Plaines inondables-
Sauter vers: